Le Conseil national de l’ordre des experts-comptables s’est exprimé le 20 octobre 2026 sur les conséquences des dégradations et pillages survenus le week-end précédent dans plusieurs villes françaises. Son président, Damien Charrier, condamne des débordements qu’il juge inacceptables et rappelle que la sécurité des personnes et des biens doit rester une priorité absolue.
Il exprime sa solidarité avec les commerçants touchés, leurs salariés et leurs familles, ainsi qu’avec les cabinets d’expertise comptable implantés dans les secteurs affectés, eux aussi confrontés aux conséquences de ces actes. Au-delà des dégâts matériels, il souligne l’ampleur des conséquences économiques : stocks détruits ou dérobés, interruption d’activité, perte de chiffre d’affaires et difficultés de trésorerie, alors que les salaires, les loyers et les autres charges continuent de courir.
Dans ce contexte, le Conseil national met en avant le rôle des experts-comptables auprès des dirigeants sinistrés. Présents au quotidien à leurs côtés, ils peuvent les accompagner pour évaluer et chiffrer leurs préjudices, notamment les pertes d’exploitation, anticiper les besoins de trésorerie, préparer les démarches d’indemnisation et identifier les dispositifs de soutien mobilisables.
L’Ordre considère que les premières mesures annoncées par le gouvernement vont dans le bon sens, citant le recours à l’activité partielle avec une prise en charge à 100% dès le 20 octobre et la création d’un fonds de soutien spécifique, deux dispositifs qui doivent contribuer à préserver l’activité et les emplois. Il demande toutefois que les entreprises sinistrées puissent bénéficier rapidement de solutions adaptées à leurs difficultés de trésorerie, notamment par la mobilisation et l’assouplissement des dispositifs existants de report ou d’étalement des échéances fiscales et sociales.
Damien Charrier insiste sur la nécessité d’aller vite et d’offrir la meilleure visibilité possible. Les mesures annoncées doivent selon lui se traduire rapidement en dispositifs simples et accessibles, avec une attention particulière portée aux délais d’indemnisation et aux difficultés de trésorerie, susceptibles de compromettre la reprise de l’activité. Le Conseil national indique qu’il se mobilisera auprès des pouvoirs publics, avec les conseils régionaux de l’Ordre, pour faire remonter les difficultés constatées sur le terrain par les cabinets et porter les besoins des entreprises sinistrées.