Le Gouvernement a dévoilé son deuxième plan national anticorruption pour la période 2025-2029, qui comprend 36 mesures. Plusieurs d’entre elles concernent directement les professionnels du chiffre, désormais appelés à jouer un rôle plus important dans la prévention et la détection des atteintes à la probité.
Le texte prévoit d’abord un renforcement des compétences en matière de corruption, en s’appuyant sur le CNOEC, la CNCC et les organismes de formation. Les cabinets devront également accompagner leurs clients dans la mise en œuvre effective de leurs dispositifs de prévention, qu’il s’agisse de la cartographie des risques, des contrôles internes ou de la gestion des tiers.
Le plan insiste aussi sur la nécessité d’anticiper les risques émergents, notamment la fraude documentaire, la criminalité organisée ou les montages complexes, et invite les professionnels à adopter une posture de conseil plus proactive. Par ailleurs, une mobilisation accrue des outils d’audit et une meilleure coordination avec les acteurs du contrôle sont encouragées pour améliorer la capacité de détection.
Enfin, l’État prévoit la diffusion de référentiels et de supports dédiés afin de structurer les pratiques dans les domaines de l’audit et de la conformité. L’ensemble de ces mesures traduit un renforcement des exigences de vigilance imposées aux cabinets, désormais placés au cœur du dispositif national de lutte contre la corruption.