Un quart des redevables de la TVA n’avait toujours pas désigné de plateforme agréée au début du mois d’octobre. Le chiffre a été communiqué par la DGFiP lors de sa rencontre annuelle avec les treize commissaires du Gouvernement auprès des conseils régionaux de l’Ordre, organisée à Bercy le 4 novembre 2026 en présence de Damien Charrier.

Le bilan d’étape présenté par la directrice générale, Amélie Verdier, et le directeur du projet, Sébastien Rabineau, fait néanmoins apparaître une montée en charge réelle : plus de 43 millions de factures électroniques échangées début novembre, pour un montant supérieur à 145 milliards d’€. La direction générale attribue aux cabinets un rôle déterminant dans cette bascule, ce qui laisse peser sur eux la charge d’accompagner les clients encore non équipés.

Deuxième axe des discussions, le dispositif anti-blanchiment. La profession est de plus en plus sollicitée en matière de déclarations de soupçon, alors que l’architecture européenne se durcit avec l’entrée en scène de l’autorité européenne de lutte contre le blanchiment (AMLA).

Le troisième sujet intéresse directement le périmètre d’exercice. Les directions régionales des Finances publiques de Paris et de Loire-Atlantique ont détaillé leurs actions menées avec l’Ordre contre l’exercice illégal de la profession, signe que l’administration fiscale s’implique dans un contentieux jusqu’ici largement porté par les instances ordinales.

La surveillance des entreprises en difficulté et la tutelle de l’État sur l’Ordre ont complété l’ordre du jour, Amélie Verdier ayant par ailleurs salué la contribution de la profession à la démarche stratégique 2027-2030 de la DGFiP.

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