La Chambre nationale des professions libérales (CNPL) a publié une prise de position contre ce qu’elle qualifie de traitement des professions libérales comme variable d’ajustement des déficits budgétaires.
L’organisation dit partager le constat d’une crise économique et de déficits publics sans précédent, et reconnaît la nécessité de consentir des efforts. Elle conteste en revanche l’orientation prise, estimant que la politique de rigueur annoncée ne doit pas aboutir à fragiliser le corps social des libéraux.
Trois griefs sont formulés. Le premier porte sur la modification de l’assiette sociale des cotisations, qui impose selon la CNPL de nouveaux sacrifices financiers dont la finalité ne serait pas le comblement des déficits de l’État mais l’octroi d’avantages à un autre corps social ayant réclamé la réforme. Le deuxième concerne la gestion de la formation professionnelle, jugée contraire au sens commun. Le troisième vise les atteintes répétées à la protection sociale des libéraux, avec des répercussions sur l’accès aux soins.
La chambre s’inquiète en particulier de dispositions relatives à la protection sociale diffusées par voie de communiqués, dans des conditions qui ne permettraient pas un examen contradictoire. Elle appelle les professionnels à prendre connaissance des données techniques et à se joindre à sa démarche, en écartant toute approche démagogique ou populiste, estimant que les mesures envisagées ne résorberont ni les déficits ni la dette.